L’IA copilote du code : comment les métiers du développement évoluent ?

Le développeur de demain ne code plus — il arbitre, valide et challenge ce que l’IA propose.Kim Bourger · SNCF
En une heure de table ronde, Jacques Le Mancq, Maxime Thoonsen et Kim Bourger ont dressé un portrait sans concession de la transformation en cours dans les équipes de développement. L’IA générative n’est plus un sujet prospectif : elle est déjà dans les IDE, dans les revues de code, dans les sprints. La question n’est plus « faut-il l’adopter ? » mais « comment recomposer les équipes autour d’elle ? »
De l’exécution à l’arbitrage
Les outils IA (GitHub Copilot, Cursor, Claude Code) prennent en charge la génération de code répétitif. Le développeur devient architecte de prompt, relecteur critique et garant de la cohérence technique. Un glissement de posture, pas de compétence.
La dette technique s’accélère
Chez Broadpeak, Jacques Le Mancq alerte : l’IA génère vite, mais sans mémoire du contexte métier. Sans revue humaine rigoureuse, la dette technique s’accumule à une vitesse inédite. L’IA amplifie les mauvaises pratiques autant que les bonnes.

Les juniors les plus exposés
Paradoxe soulevé par Maxime Thoonsen : les profils juniors, qui construisaient leur expertise en résolvant des problèmes de A à Z, voient cette étape court-circuitée par l’IA. Former des développeurs solides demande de créer des « espaces sans IA » délibérés.
Recrutement : nouvelles grilles de lecture
À la SNCF, Kim Bourger témoigne d’entretiens techniques repensés : exit les exercices de syntaxe pure, place aux mises en situation de relecture de code IA et de détection d’erreurs. Le profil recherché évolue vers le développeur-analyste.
L’IA ne remplace pas le développeur. Elle remplace le développeur qui refuse de comprendre ce que l’IA fait.
Jacques Le Mancq · Broadpeak
